Politique
Inquiétudes pour la manifestation du PNP à Kpalimé, la LTDH alerte le gouvernement
mardi 9 avril 2019,

La manifestation annoncée par le Parti National Panafricain (PNP), une formation politique de l’opposition togolaise, pour le samedi 13 avril 2019 dans plusieurs villes du Togo ne requiert pas l’assentiment des autorités traditionnelles à Kpalimé, une ville distante de 120 km de Lomé. Devant cette situation, la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) a interpellé le gouvernement togolais afin qu’il prenne, au regard de la Constitution, des mesures devant assurer une bonne tenue de la manifestation annoncée.

En effet, les chefs cantons de la ville de Kpalimé se sont fait entendre et n’entendent pas autoriser la manifestation du PNP dans leur localité et ont par conséquent menacé de faire appel aux « Abrafo », les chasseurs traditionnels, dans les rues pour en découdre avec les manifestants.

Les chefs traditionnels ont porté leur mise en garde à la connaissance de Bertin Assan, le préfet de Kloto qui a déclaré que « les chefs cantons nous ont dit que si ce groupe du PNP se permettait encore de manifester ils ne vont pas accepter. Parce qu’à chaque fois qu’il y a des mouvements, ces jeunes de Zongo se permettent de saccager les patrimoines de la préfecture ».

En attendant que les autorités se prononcent sur cette affaire, la mise en garde des chefs cantons de Kpalimé ne dissuade en rien le PNP qui maintient sa manifestation à Kpalimé pour le 13 avril. A ce propos, Ouro-Djikpa Tchatikpi, le conseiller du président du PNP a d’abord fait savoir que « La marche est bel et bien maintenue à Kpalimé puisque c’est une marche pacifique qui repose sur une base constitutionnelle » avant d’accuser le pouvoir de vouloir empêcher sa manifestation.

Au-delà de l’annonce de la manifestation du PNP et la menace que brandissent les chefs cantons de Kpalimé pour empêcher les manifestants du PNP, la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme s’est prononcée et a mis en garde les garants des us et coutumes.

Dans une déclaration rendue publique, Me Célestin Kokouvi Agbogan, le président de la LTDH a rappelé que « la liberté de réunion et de manifestation pacifique publique est une liberté fondamentale reconnue et protégée par l’article 30 al.1er de la Constitution du 14 octobre 1992 qui dispose que « l’Etat reconnait et garantit dans les conditions fixées par la loi, l’exercice des libertés d’association, de réunion et de manifestation pacifique et sans instruments de violence ».

La LTDH a invité le gouvernement et les autorités administratives locales à prendre toutes les dispositions responsables pour faire encadrer la manifestation projetée afin que tout se déroule dans de bonnes conditions.

© Klinklin.info - Mentions légales | Contacts | Régie Publicitaire

Journal d'information en ligne, Klinklin.info offre à ses visiteurs un panorama complet de l'actualité. Découvrez chaque jour toute l'info en direct (de la politique à l'économie en passant par le sport et la santé) sur Klinklin.info, le site de news leader de la presse togolaise en ligne.